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Une vie décidément infraordinaire

Ça faisait quelques semaines que la situation était larvée. Depuis mon dernier article, en fait. Les choses n'ont pas tellement changé : j'ai toujours énormément de boulot. J'ai de nouveau une gastro.

Quand on est épuisé, on chope toutes les saloperies qui vous passent sous le nez. Aucun week-end, aucune vacance ne parviennent à vous reposer ; vous attrapez le prochain virus, et vous êtes encore plus fatigué.

Cette semaine, j'ai été arrêtée. Hier après-midi, j'ai tout de même assuré une réunion ultra-importante au bureau. Bien sûr, je pourrais déclarer que je m'en tape, qu'ils n'ont qu'à se démerder et que de toute façon personne n'est irremplaçable. Sauf qu'au pied levé, trouver quelqu'un d'autre sur un dossier sensible qui vaut quelques centaines de milliers d'euros, assurer la coordination des acteurs et échanger avec le responsable client en anglais (décidément, je ne rencontre que des Ranjit en ce moment), ce n'est pas si évident.

Bref, je fais ma petite réunion et bonne figure jusqu'au bout. On lève la séance, et tandis que mon assistant chef raccompagne nos clients au parking, je vais vomir un peu.

Avantage : quand on n'a rien mangé depuis trois jours, c'est vite fait.

Deuxième avantage : j'ai une ligne sublime

Inconvénient : cette situation n'est pas compatible avec mes non-problèmes d'anorexie

Et puis elle est également révélatrice de cette foutue pression que je me mets. J'ai prévu d'aller bosser vendredi. Encore une réunion ultra importante où me dois d'être présente. J'ai travaillé la moitié de la journée au lieu de me pelotonner sous ma couette. Remarquez, au vu des douleurs qui me réveillent depuis quelques jours la nuit (parce que je suis couchée trop longtemps ? parce que mes intestins ne peuvent pas me laisser tranquille plus d'un certain temps ? ), je crains un peu la position allongée.

Le vrai problème, ce n'est pas tellement la gastro, même si elle m'empêche depuis quelques jours d'approcher mon bébé. Mon vrai problème, c'est ce burn-out que je me prends sur la tronche, pas vraiment pas surprise, pas moins violent pour autant.

Il va vraiment falloir que j'accepte que malgré mes ambitions toutes simples dans la vie (réussir, à tous les plans), il y a des moments où j'ai besoin de souffler. De me reposer. De me laisser aider.

Published by Chipolata -

commentaires

Chipolata 30/01/2014 16:49

Vie perso et vie pro, ça ne fait que deux, remarque :)

Cristophe 29/01/2014 19:48

Réussir à tous les plans ne me semble pas simple, ou alors il faut que les plans ne soient pas nombreux, deux, voire trois plans, pas pluss. d:-)

Une vie décidément infraordinaire

Une vie encore, toujours plus et décidément infraordinaire

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