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Une vie décidément infraordinaire

J'ai fait un petit séjour à l'hôpital récemment. Rien de grave, mais un problème suffisemment gênant pour nécessiter quelques jours d'hospitalisation.

Je regrette de n'avoir pas plus tôt écrit à ce sujet, car je vais forcément rater des épisodes qui sur le coup me paraissent esentiels et s'évaporent de ma mémoire à la vitesse qu'il me faut pour manger une biscotte au réveil d'une anesthésie générale (très lentement mais sûrement, donc). 

 

En vrac, le pire, parce que c'est toujours plus fun que le meilleur : 

- pour un rendez-vous pré-op, la secrétaire qui se fout de moi à l'accueil parce que je m'excuse pour mes dix minutes de retard. Qui appelle sa collègue pour lui raconter :" et la dame, elle pensait qu'elle était en retard ! 10 mn ! à l'AP/HP ! Mwahaha". Bon ben la prochaine fois je serai encore en retard, mais sans scrupules. 

- le plateau-repas. Pourtant, sur ceux que j'ai vus défiler, la qualité était étonnement bonne. Mais ils m'ont fait manger de la langue de boeuf. DE LA LANGUE, eurk eurk eurk. 

- la descente en salle d'op. Pleurer comme une madeleine. Arrêter de pleurer tout à coup, et se dire Ah cool il marche bien ce tranquilisant. Entrer au bloc. Se remettre à pleurer. La bonne nouvelle:  une infirmière m'a indiqué que ça arrivait à plein de gens, ça permet de se sentir un peu moins seule.

- les effets de l'anesthésie. A peine le cathéter inséré, j'ai commencé à avoir des vertiges et à me sentir nauséeuse. Du coup, ils m'ont endormie super vite. Du coup, j'ai arrêté de stresser/ pleurer, youpi.

- le réveil vaseux, être dans le même état 12h plus tard, et encore bien dans le coltard 24h après l'opération.

- le manque d'autonomie. Quand on ne peut pas se lever, à l'hôpital, on vous donne un récipient pour uriner. Pour les hommes ça s'appelle un pistolet,  ça a une forme de guess-what ; pour les femmes il s'agit d'un bassin, qu'on vous glisse guess-where. Et moi ça ne passe pas. Je suis incapable de me dire que je vais pisser dans ce truc, sans que ça ne me coule dans le dos, et puis juste, faire pipi allongée, je ne peux pas, ça ne passe pas, c'est tout. Du coup pour aller aux toilettes, on appelle une infirmière, elle te met sur une chaise roulante percée, hop au-dessus des WC, et tu fais ta petite affaire.

Degré d'autonomie et d'intimité : très faible. Et même si tout le monde a vu tes fesses à l'hosto, ce qui est vraiment pénible, c'est d'attendre une aide pour pouvoir uriner. Oui, quand j'appelle, j'ai DEJA envie ; et plus j'attends, bah plus j'ai envie. Et Mawie-Théwèse, l'infirmière de nuit, et ben elle est pas pressée d'arrivér (là faut m'imaginer me retenir et marmonner très fort plein d'insultes entre mes dents).

- et enfin, le must du must, la patiente de la chambre d'à-côté, qui hurle à toute heure du jour et de la nuit : "AU SECOUUUURS" "LAISSEZ-MOI SORTIR", etc. Et pourtant, je n'étais même pas hospitalisée en psychiatrie.

 

Ôtez-moi d'un doute, les gens qui font de la chirurgie esthétique, ils sont fous, ou quoi ? 

Published by Chipolata - - Confessions intimes

commentaires

willerval 25/02/2014 10:28

c'est bien raconté

willerval 25/02/2014 10:28

c'est bien raconté

willerval 25/02/2014 10:28

c'est bien raconté

willerval 25/02/2014 10:28

c'est bien raconté

willerval 25/02/2014 10:27

c'est bien raconté

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