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Une vie décidément infraordinaire

Si les bleus des Schtroumpfs* étaient blancs et si la Schtroumpfette* était battue, elle aurait certainement les cuisses de la même couleur que les miennes. Un dégradé de couleurs qui fait aïe quand on appuie dessus. Quant à mon genou, même s'il est à mi-chemin entre le rouge et le jaune, le aïe marche aussi.

Avantage : c'est un bon prétexte pour éteindre la lumière lors de parties de jambes (bémol : l’épilation n’est pas rendue dispensable par l’obscurité).

Ça m’a rappelé les premiers temps où je bossais dans la restauration rapide. Je me cognais partout, contre les autres, contre les friteuses, contre les frigo, contre les distributeurs de boisson et contre les poignées de porte. J’avais les bras et les cuisses violacées. Oh, au bout d'un moment, j'ai bien fini par devenir un peu moins maladroite ; cependant ma peau n'a jamais cessé d'être aussi fragile et de se colorer au moindre choc.

Entre temps, j'avais eu rendez-vous à la médecine du travail. Le médecin qui m'avait reçue n'avait pas eu un regard pour mon corps bourré d'ecchymoses. Il voulait juste savoir si j'étais apte à porter des plateaux (dans la restauration rapide, on disait). 

Je me suis demandée s'il était tellement habitué à en voir des petits schtroumpfs comme moi, malhabiles dans un nouvel environnement hostile. Ou s'il n'en avait juste rien à foutre de la possibilité que je me fasse cogner dessus.

 

*on a les références qu’on mérite**

** coming-out : je suis d'origine BELGE (et j'aime ça, une fois)

Published by Chipolata - - Au taf !

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Une vie décidément infraordinaire

Une vie encore, toujours plus et décidément infraordinaire

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