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Une vie décidément infraordinaire

Ce matin j'ai été faire des analyses de sang, histoire de vérifier que je ne suis pas en train de m'auto-dissoudre dans les anti-coagulants qu'on m'injecte tous les soirs (un vrai poème d'ailleurs ce traitement : j'ai les cuisses boursoufflées et pleines de bleues aux endroits des piqûres passées) (finalement, je n'ai plus tellement hâte de te retourner à la piscine).


J'ai bien rigolé. Entre les cinquante-cinq minutes de trajet (marcher* jusqu'à l'arrêt de bus en bas de chez moi. Prendre le bus et descendre deux arrêts plus loin. Marcher deux dizaines de mètres jusqu'au labo. Et la même chose en sens inverse), l'attente sur place (avec les gens qui s'engueulent pour une place assise - je m'y suis faufilée discrètement pendant que deux énergumènes se crêpaient le chignon pour s'asseoir - ils n'ont pas osé contesté ma place, béquilles powa)et ma démarche (je me déplace aussi gracieusement qu’un Quasimodo sur échasses), il y avait de quoi.

 

N’empêche que quand on est enfermé chez soi depuis bientôt une semaine, quel bonheur de se prendre une bonne bolée de CO2. Ça m’a rappelé quand je passe trop de temps hors de la région parisienne, que l’air n’est pas pollué, et je me suis dit qu’entre être boiteuse ou campagnarde, j’avais quand même vachement de chance, hein.

 

*plus en mode polyo que je gambade joyeusement à travers champs

Published by Chipolata - - Confessions intimes

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Une vie décidément infraordinaire

Une vie encore, toujours plus et décidément infraordinaire

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